Multilinguisme + plurilinguisme

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Διαχειριστής: Μιχάλης Πολίτης, Αναπληρωτής Καθηγητής, ΤΞΓΜΔ Ιονίου Πανεπιστημίου

Κυριακή, 14 Φεβρουαρίου 2016

Le Label européen des langues

Qu'est-ce que le label européen des langues ?

Label européen des languesVous avez mis en place un projet novateur pour l'apprentissage des langues et vous souhaitez le faire reconnaître ?
Votre projet peut prétendre à l'obtention du « label européen des langues », initiative européenne permettant de valoriser des projets novateurs dans le domaine de l'enseignement et de l'apprentissage des langues.
Les labels européens des langues sont remis lors d'un concours annuel organisé par la Commission européenne et les agences nationales dans chacun des 33 pays de l'Europe de l'éducation.

Qui peut concourir ?

Tous les organismes d'éducation ou de formation (publics ou privés), les associations actives et les acteurs du monde socio-économique dans le domaine de l'enseignement et de l'apprentissage des langues ayant leur siège en France.

Pour quelles langues ?

Toutes les langues sont éligibles, européennes ou non, officielles ou régionales.

Quels sont les critères de sélection ?

Innovation - pertinence - transférabilité
Les projets doivent proposer une véritable valeur ajoutée, être terminés ou avoir des résultats concrets, cibler des publics diversifiés, permettre le développement et l'entretien des connaissances tout au long de la vie, être susceptibles d'aider à garder ou à obtenir un emploi, viser à développer l'apprentissage précoce des langues et l'enseignement d'une matière intégré à une langue étrangère.

Des priorités européennes sont définies chaque année par la Commission européenne.
Pour 2014-2015 les thématiques européennes sont :
  • Les langues vers l'inclusion sociale
  • Les langues et le sport
Les projets avec des thématiques autres sont également éligibles au Label européen des langues si les critères d'innovation, de pertinence et transférabilité sont respectés.

Comment se porter candidat au label ?

Pour candidater, il faut :
  • télécharger le formulaire de candidature 2015
  • l'adresser par courrier électronique à : label.langues@agence-erasmus.fr
  • la section 4 contenant la signature du responsable légale de la structure déposant le projet devra être scannée et envoyée au même temps que la candidature 
Nouveau : candidatures en version électronique uniquement.

Que reçoivent les lauréats ?

  • un trophée délivrés lors d'une cérémonie officielle organisée par l'agence
  • l'autorisation d'utiliser le logo du label européen des langues pour la promotion et la diffusion du projet
  • La diffusion du projet sur le site de la Commission européenne et sur celui de l'agence Erasmus+ France / Education & Formation
  • la valorisation du projet à travers une publication diffusée largement lors des évènements de l'agence, et des groupes de travail thématiques pertinents
  • la présence sur le stand de l'agence lors du salon Expolangues 2016

Agenda du concours

  • Avril 2015: lancement de l'appel à candidatures 2015
  • 15 juillet 2015: clôture des candidatures (minuit)
  • Octobre-novembre  2015: évaluation des candidatures par des experts externes
  • Décembre 2015 : diffusion des résultats
  • 21 janvier 2016 : cérémonie de remise des prix - Fondation Alliance Française

Les projets labellisés en 2015

Les projets recevant le Label européen des langues en 2015 sont :
  • « Tip Tongue » coordonné par la maison d'édition Syros en partenariat avec l'Université Bordeaux Montaigne
    Pour en savoir plus, cliquez ici
  • « V.O. scope – le supplément cinéma de Vocable » coordonné par Vocable
    Pour en savoir plus, cliquez ici
  • « Eveil à la diversité des langues pour les enfants » coordonné par l'association Kidilangues
    Pour en savoir plus, cliquez ici
  • « Our Math - Old Maid Games » coordonné par le collège Jean Rostand
    Pour en savoir plus, cliquez ici
  • « IFOS, la plateforme d'enseignement du français professionnel » coordonné par l'Institut Français
    Pour en savoir plus, cliquez ici
  • « La classe de seconde « English Time »» coordonné par le lycée Boisjoly-Potier à la Réunion
    Pour en savoir plus, regardez la vidéo du projet

DOCUMENTS CONCERNANT L’APPEL D’OFFRE 2015

Téléchargez :

Τρίτη, 9 Φεβρουαρίου 2016

Διεθνές συνέδριο: ÉTHIQUE ET RESPONSABILITÉ POUR LA DIDACTIQUE DES LANGUES AU XXe SIÈCLE (Παρίσι, 21-22 Οκτωβρίου 2016)

ÉTHIQUE ET RESPONSABILITÉ POUR LA DIDACTIQUE DES
LANGUES AU XX E SIÈCLE
Colloque international
21- 22 octobre 2016- Paris
DILTEC, Didactique des langues, des textes et des cultures, EA 2288,
Sorbonne Nouvelle-Paris 3 (Université Sorbonne Paris Cité/USPC)
Date limite: 20 mars 2016 





La problématique de l’éthique et de la responsabilité1 n’est pas récente dans le domaine de la didactique des langues, elle la jalonne depuis que cette dernière est clairement apparue, en France, sur la scène de l’action sociale, politique et culturelle à la fin des années 1980. Le plus souvent, elle est liée à l’idée fondamentale de confrontation à l’altérité et de reconnaissance de sa diversité. La réflexion sur l’interculturalité y est centrale. Quand il s’agit de la diffusion d’une langue comme le français qui a joué, entre autres, un rôle historique important aux moments de la colonisation et de la décolonisation, la question de la responsabilité morale est sensible et touche aux différentes idéologies qui structurent la relation entre langue et culture, mais aussi aux modalités de sa diffusion.

La question de l’action et de sa complexité en termes de responsabilité sociale travaille à la fois la recherche en didactique et l’enseignement des langues. Elle oblige souvent à ne pas les dissocier. Dans leur agir professoral, les enseignants sont aux prises avec la question des pratiques normatives, des dogmatismes méthodologiques, des convictions, des valeurs et croyances personnelles plus ou moins décalées vis-à-vis des normes et des prescriptions institutionnelles. Pour leur part, les chercheurs, souvent pour répondre aux besoins des enseignants et des institutions, tentent d’articuler modélisation et contextualisation, mettant ainsi au jour les tensions et les contradictions des points de vue cognitifs, subjectifs et pédagogiques. La mise en relation entre les sujets, les cultures éducatives et la ou les cultures didactiques opère en effet sur plusieurs échelles, parfois incommensurables (voir par exemple la diffusion du CECRL). Comment alors mesurer les conséquences de ces choix didactiques ? Quelle responsabilité scientifique pour la recherche en didactique des langues ?

À ce premier tableau brossé à grands traits, il faut ajouter l’un des moteurs de la didactique des langues, avant même qu’elle n’apparaisse comme une discipline constituée académiquement, l’usage des « nouvelles » technologies qui l’enrichit de manière régulière. On ne peut en effet ignorer le rôle fondamental qu’ont toujours joué les machines dans les méthodologies de l’enseignement des langues depuis la fin du XIXe siècle. Ces évolutions technologiques peuvent aussi donner lieu sur le plan méthodologique à une sorte de querelle des anciens et des modernes. Mais de manière plus profonde, et au-delà des clivages linguistiques entre didactiques (anglais vs. français), ce sont aussi les théories sémiotiques et
anthropologiques qui peuvent entrer en tension avec des théories cognitives. Y a-t-il, comme en médecine, une éthique propre à cette configuration didactique contemporaine où technologie, méthodologie et théories cognitives se côtoient ?

Au centre de ces problématiques, se trouvent la réflexion sur la conception du sujet, de la personne et l’ensemble des valeurs qu’elle implique, mais aussi celle sur les conditions de la transmission des langues et des cultures.

Au moment où les modèles de société sont bouleversés, où les inégalités de tous ordres s’accentuent, où les paradigmes de la mobilité et du projet sont valorisés, où les langues et les cultures jouent un rôle important dans les constructions identitaires, où les méthodologies d’enseignement et d’apprentissage des langues et les institutions de diffusion sont concurrentielles, il est important de continuer de s’interroger sur le type d’éthique dans laquelle se situe la didactique des langues et vers quel type de responsabilité elle engage ses différents acteurs. Cette réflexion revêt un caractère politique essentiel qui peut précisément
permettre à ces différents acteurs de s’approprier de manière responsable et libre une  discipline aux contours idéologiques très larges, mais où conflits, dilemmes et paradoxes sont souvent présents sur les différents terrains.

C’est à partir de ces premiers questionnements que les diverses contributions à ce colloque se positionneront. Elles pourront aborder la réflexion sous l’angle des thématiques et points de vue suivants, sans pour autant que la liste ne soit exhaustive :

  • Historicité, contexte, modèles, politiques linguistiques : comment comprendre l’influence des contextes socio-historiques et des institutions (cultures linguistiques et éducatives, Institutions de la francophonie, etc..) sur le paradigme épistémologique de la didactique des langues ? Quelles idéologies sont à l’œuvre dans la production de ces connaissances ? Quelles responsabilités pour les chercheurs et les enseignants dans leur diffusion ? Quel rôle joue - ou devrait jouer-« le français » dans la production des connaissances en DDL ?
  • Recherche et formation : entre questionnement scientifique et valeurs, la responsabilité des enseignants chercheurs en jeu face aux modélisations théoriques et aux connaissances en lien avec l’expertise pratique, la complexité des terrains éducatifs, l’action enseignante, etc.
  • Postures de l’enseignant : identité professionnelle, agir et posture réflexive de l’enseignant (nouvelles modalités d’action, de savoir-faire, de co-construction des valeurs)?
  • Langues de l’apprenant : éthique du langage comme objet de socialisation et de citoyenneté interculturelle, quelle réflexion et quels dispositifs didactiques ?
  • Outils, ressources et nouveaux dispositifs : penser l’éthique et les nouveaux cadres conceptuels de l’enseignement/apprentissage à l’heure de l’autonomisation face aux objets et environnements (numériques, informatique, grands corpus en ligne, etc.) dont les variables sont encore floues (modalités d’action, prise en compte du doute, de l’incompréhension, etc.).


Langue de travail
Les langues de travail privilégiées seront le français et l’anglais.
Déroulement du colloque
Conférences plénières
Ateliers parallèles
Tables rondes
Inscription au colloque
80 euros
Étudiants : 20 euros
 
La participation des étudiants relevant du DILTEC est gratuite.
Propositions de communications
Les contributions prendront la forme de communications n’excédant pas les 20 minutes, suivies de 10 minutes de discussion. 

Les propositions doivent être adressées à l’adresse suivante :
Colloquediltec2016@gmail.com
Elles seront envoyées sous forme de 2 fichiers word (l’un anonyme, l’autre non), ne dépassant pas 3000 signes, bibliographie comprise (5 références environ). Elles comporteront, en dehors du titre, des mots-clés et du rattachement institutionnel, hypothèses ou questions de recherche, observables/contextes de la recherche et présenteront clairement les finalités de la communication Elles seront attachées à un courriel spécifiant clairement les noms, prénoms, affiliations scientifiques et institutionnelles du ou des auteurs ainsi que le titre de la communication. 

Calendrier
Date limite de soumission des propositions : 20 mars 2016
Réponse du comité scientifique : 15 juillet 2016


Comité scientifique



  • Dagmar Abendroth-Timmer (Université Siegen/Allemagne) ; José Aguilar (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3/France) ; Mathilde Anquetil (Université de Maccerata/Italie) ; Nathalie Auger (Université Montpellier 3/France) ; 
  • Jean-Claude Beacco (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3/France) ;
  • Margaret Bento (Université Paris Descartes/France) ; Philippe Blanchet (Université Rennes 2/France) ;
  • Peter Blumenthal (Université Cologne/Allemagne) ; Véronique Castellotti (Université de Tours/France) ;
  • Jean-Louis Chiss (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3/France) ;
  • Francine Cicurel (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3/France) ;
  • Daniel Coste (ENS Lyon/France) ; 
  • Jean-Pierre Cuq (Université de Nice/France) ;
  • Jean-Marc Defays (Université de Liège/Belgique) ; Christine Develotte (ENS Lyon/France) ; Joachim Dolz (Université de Genève/Suisse) ; 
  • Gilles Forlot (INALCO/France) ; 
  • Aline Gohard–Radenkovic (Université de Fribourg/Suisse) ; Francis Grossman (Université de Grenoble/France) ; 
  • Alain Kamber (Université de Neuchatel/Suisse) ; 
  • Kjersti Fløttum (Université de Bergen/Norvège) ; 
  • Olivier Lumbroso (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3/France) ; 
  • Martine Marquilló Larruy (Université Lyon 2) ; 
  • Mohamed Miled (Université de Carthage/Tunisie) ; 
  • Claudine Moïse (Université Grenoble/France) ; 
  • Muriel Molinié (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3/France) ; 
  • Danièle Moore (Université Simon Fraser, Vancouver/Canada) ; 
  • Jean-Paul Narcy-Combes (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3/France) ; 
  • Nishiyama Noriyuki (Université Kyoto/Japon) ; 
  • Chantal Parpette (Université Lyon 2/France) ; 
  • Bernard Schneuwly (Université de Genève/Suisse) ; 
  • Valérie Spaëth (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3/France) ; 
  • Rada Tirvassen (Université de Pretoria/Afrique du Sud) ; 
  • Daniel Véronique (Aix-Marseille/France) ; 
  • Patricia Von Münchow (Université Paris Descartes/France) ; 
  • Corinne Weber (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3/France) ;
  • Geneviève Zarate (INALCO/France). 

Comité d’organisation
  • José Aguilar (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Diltec/EA 2288) ; 
  • Nathalie Borgé (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Diltec/EA 2288) ; 
  • Alice Burrows (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Diltec/EA 2288) ;
  • Carla Campos Cascales (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Diltec/EA 2288) ; 
  • Cristelle Cavalla (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Diltec/EA 2288) ; 
  • Francine Cicurel (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Diltec/EA 2288) ; 
  • Martine Derivry-Plard (UPMC-Paris 6/Diltec EA 2288) ;
  • Comlan Fantognon (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Diltec/EA 2288) ; 
  • Paola Andrea Gamboa (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Diltec/EA 2288) ; 
  • Muriel Jorge (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, HTL/UMR 7597) ;
  • Emilie Kasazian (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Diltec/EA 2288) ; 
  • Olivier Lumbroso (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Diltec/EA 2288) ; 
  • Muriel Molinié (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Diltec/EA 2288) ; 
  • Coraline Pradeau (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Diltec/EA 2288) ; 
  • Magali Ruet (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Diltec/EA 2288) ;
  • Valérie Spaëth (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Diltec/EA 2288) ; 
  • Corinne Weber (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Diltec/EA 2288) ;
  • Lin Xue (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Diltec/EA 2288). 

Publication
Les actes seront publiés en ligne après la manifestation. Une publication scientifique regroupant une sélection d’articles retenus par le comité scientifique suivra. 

Bibliographie indicative
  • Antier, E. (2011). « Formation à l’éthique professionnelle des enseignants de langue-culture : constats et perspectives ». Recherche et pratiques pédagogiques en langues de spécialité – Cahiers de L’APLIUT, vol. 30, n° 3 : 13-29. Paru dans Recherche et pratiques pédagogiques en langues de spécialité, Vol. XXX N° 3 | 2011
  • Beacco, J.-C. (dir.). 2013. Éthique et politique en didactique des langues. Autour de la notion de responsabilité. Paris : Didier.
  • Blanchet Ph. (2015). Discriminations : combattre la glottophobie, Paris, textuel.
  • Bourdieu, P. (1994). Un fondement paradoxal de la morale, Raisons pratiques, sur la théorie de l’action : 235-240.
  • Bourdieu, P. (2001). Science de la science et réflexivité, Cours du Collège de France 2000-2001, Paris, Raisons d’agir.
  • Canto-Sperber, M. (dir.). 1996. Dictionnaire d’éthique et de philosophie morale. Paris : PUF.
  • Cardon, D. (2015). À quoi rêvent les algorithmes. Nos vies à l’heure du Big Data, Paris, Seuil.
  • Cardon, D. (2012). La démocratie internet. Promesses et limites, Paris, Seuil.
  • Cicurel F. (2011). Les interactions dans l'enseignement des langues: agir professoral et pratiques de classe, Paris, Didier.
  • Coste D. (2013). « La didactique des langues entre pôles d’attraction et lignes de fracture» in Beacco J.-C. (dir.) Éthique et politique en didactique des langues. Autour de la notion de responsabilité, Paris, Didier, pp. 36-74.
  • Dewaele, J.-M. (2004). Slaying the Dragon of Fanaticism through Enlightenment. The Modern Language Journal, 88(4), 620-622.
  • Devereux G. (1980), [1967]. De l’angoisse à la méthode dans les sciences du comportement, Paris, Flammarion.
  • Forestal, C. (2006). Pour une compétence éthique et déontologique en Didactique des langues-cultures, Conférence APLV, 9-12- 2006 à Marseille : http://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article757
  • Ela. Études de linguistique appliquée (2004), no 133, FLE/FLS : un enjeu politique, social, culturel et éthique : http://www.cairn.info/revue-ela-2004-1.htm
  • Huver E. et Bel D. (coord) 2015. Prendre la diversité au sérieux en didactique/didactologie des langues, Paris, L’Harmattan.
  • Jonas, H. (1990) [1979]. Le principe de responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique. Paris : Cerf.
  • Mangubhai F. (2004), “The moral and ethical dimensions of language teaching”, Australian Journal of Education, pp. 178-189.
  • Maurer, B. 2011. Enseignement des langues et construction européenne. Le plurilinguisme, une nouvelle idéologie dominante. Paris : Éditions des archives contemporaines.
  • Meirieu, P. 1991. Le choix d’éduquer. Éthique et pédagogie. Paris : ESF.
  • Moreau, D. (dir.). 2012. L’éthique professionnelle des enseignants. Enjeux, structures et problèmes. Paris : L’Harmattan.
  • Prairat, E. 2005. De la déontologie enseignante. Paris : PUF.
  • Porcher, L. et Abdallah-Pretceille M. (1998). Éthique de la diversité et éducation, Paris Puf.
  • Puren, C. 1994. « Éthique et didactique scolaire des langues ». Les langues modernes, n° 3 : 55-62.
  • Py B. 1992. « Acquisition d’une langue étrangère et altérité » repris in L. Gajo, M. Matthey, D. Moore et C. Serra (éds), Un parcours au contact des langues, textes de B. py commentés, Paris, Didier, 2004, pp. 95-106.
  • Ricœur, P. (1996). « Éthique ». In Canto-Sperber, M. (dir.), Dictionnaire d’éthique et de philosophie morale. Paris : PUF, 689-694.
  • Spaëth, V. (dir) (2010). « Le français au contact des langues : histoire, sociolinguistique, didactique », Langue française 167, Paris, Larousse : http://www.cairn.info/revue-langue-francaise-2010-3-page-3.htm
  • Tudor, I. (2003). Learning to live with complexity: towards an ecological perspective on language teaching. System, 31, 1-12.
  • Vial, F. (1970). Condorcet et l'éducation démocratique, Genève, Slatkine. (reproduction de l'édition Paris Delagrave, 1906).
  • Weber M. (1995) [1919], Le savant et le politique, Paris, Plon.
  • Zarate G., Lévy, D., Kramsch, C. (2008). Précis du plurilinguisme et du pluriculturalisme, Paris, Éditions des Archives Contemporaines.

Πέμπτη, 3 Σεπτεμβρίου 2015

APPEL À COMMUNICATIONS: "La technologie aux limites de l’humain en didactique des langues", Colloque international, 16 et 17 octobre 2015

APPEL À COMMUNICATIONS

"La technologie aux limites de l’humain en didactique des langues"

Colloque international 16 et 17 octobre 2015

Date limite: 30 septembre 2015



http://www.risc.cnrs.fr/pdf/2015/2015_10_16_Appel_TLH_Ddl.pdf

Thème

Cinquante années après l’introduction de la « méthode structuro-globale » et de l’ approche « verbotonale » de la correction phonétique dans les enseignements de langues de plusieurs institutions d’enseignement supérieur de la ville de Mons, l’Université de Mons, en collaboration avec l’association SGAV[1] et le CIPA[2], revient sur les fondamentaux de ces cadres de pensée et d’action, en interroge l’actualité et scrute l’avenir de la didactique des langues.

Si ces regards rétrospectif et prospectif ont vocation à se croiser dans le contexte de l’opération « Mons, Capitale européenne de la culture » - qui revisite les spécificités locales et spécule sur leurs projections d’avenir - le questionnement épistémologique sous-tendu est de portée beaucoup plus générale.

En effet, à un moment où, en didactique des langues, le discours pédagogique a perdu de sa validité d’apparence et est souvent considéré comme la trace fossilisée d’anciens conflits d’écoles, on entend de plus en plus souvent prêcher les vertus de l’ « œcuménisme méthodologique ». La didactique apparaît ainsi moins fondée sur une pensée rationnelle nourrie d’éléments scientifiques qu’appuyée sur une fantomatique et incertaine plateforme minimale d’accord entre des conceptions irrationnelles à considérer dans un esprit de tolérance. Si l’œcuménisme est de mise, les théories pédagogiques seraient-elles donc des religions ?

Mais en même temps que les fondements de l’acte enseignant s’étiolent et que les repères scientifiques et théoriques se brouillent, de nouveaux déterminants de l’action pédagogique apparaissent. Les mondes de l’école et de la formation sont en effet chaque jour plus significativement confrontés à l’appropriation par les apprenants et les enseignants des technologies de l’information et de la communication. Celles-ci sont puissantes, certes, mais dans certains secteurs seulement ; dans d’autres (la reconnaissance de parole, la génération de sens, la robustesse en conditions adverses, etc.), elles demeurent balbutiantes dans leurs tentatives d’applications concrètes. La tentation est grande, en conséquence, d’adapter l’enseignement aux contraintes (et forces) de la technologie plutôt qu’à un corps de connaissances intégrées apte à rendre compte du fonctionnement cognitif de l’apprenant de langue.

Ce qui explique et légitime l’acte enseignant posé, est-ce aujourd’hui un jugement d’optimalité basé la connaissance du fonctionnement intellectuel de l’apprenant ? Seront-ce demain les faiblesses et les aubaines des TICs ? Quelles définitions donner en la matière du mot « progrès » ? Telles sont les interrogations qui figureront au cœur des débats du colloque La technologie aux limites de l’humain en didactique des langues.

Programme
Conférences et exposés
Une dizaine d’orateurs invités, spécialistes de la didactique des langues, de la psychologie cognitive et/ou des sciences de la parole viendront apporter leur éclairage sur les questions au cœur de la problématique.

Ateliers
Chacun d’une durée de 1H30, les ateliers ont appelés à fonctionner en deux sessions de 3 ou 4 ateliers parallèles ; chacun est placé sous la responsabilité d’un-e président-e chargé-e de structurer la réflexion du groupe et d’en transmettre le fruit à l’assemblée plénière, à la faveur d’un débat général. La personne acceptant la présidence d’un atelier est libre de son organisation interne.

Communications
Conçues comme une occasion de rencontre et d’ouverture, elles donneront l’opportunité aux jeunes chercheurs (de tous âges…) de présenter leurs travaux originaux (réflexions à caractère spéculatif, études de terrain, relation d’expériences basées sur le recueil d’observations empiriques…) et d’échanger librement à leur propos avec l’ensemble des participants.
C’est l’objet du présent document que de lancer l’appel à communiquer.

Appel à communications
Une caractéristique essentielle de l’approche structuro-globale est que, dès ses origines, elle a cherché à appuyer la réflexion didactique sur un savoir extérieur à celle-ci : la connaissance du fonctionnement des rouages intimes du sujet parlant. C’est donc à l’émergence d’une pédagogie appuyée sur des descriptions scientifiquement fondées qu’appelait la dynamique SGAV. Il en est résulté des postures didactiques et des techniques d’enseignement qui ont convaincu les praticiens de leur utilité. Plusieurs décennies après l’émergence des premières réflexions et des premières actions dans ce cadre, il est sensé, dans un mouvement comparable à celui des fondateurs, d’interroger l’état actuel de la science et de questionner ses liens avérés ou potentiels avec les pratiques d’enseignement. De nouveaux questionnements peuvent émaner des praticiens et interroger la recherche sous de nouveaux angles (ainsi, l’apparition de nouveaux moyens de communication et de nouveaux procédés de traitement de l’information sont susceptibles modifier les situations d’apprentissage, ainsi que les attitudes et les stratégies cognitives des apprenants). Certains produits récents de la recherche peuvent par ailleurs être sources de nouvelles démarches méthodologiques pour les enseignants (la possibilité, par exemple, d’évaluer les aptitudes intrinsèques des apprenants de manière beaucoup plus raffinée que ce n’était le cas par le passé). Par ailleurs, certaines idées considérées comme part intégrante du thésaurus conceptuel fondant les méthodologies peuvent avoir évolué (que l’on pense, par exemple, à la notion de « surdité phonologique » chez Polivanov, au concept de « crible phonologique » chez Troubetzkoy et, plus récemment, au « magnet effect » de Khul,…). Enfin, de nouvelles idées ont vu le jour (celle d’inhibition, par exemple) qui n’ont guère été intégrées à la réflexion en didactique des langues. Tout engage à interroger leur pertinence.

Appel à communication est fait, en conséquence,
§ aux praticiens de l’enseignement-apprentissage des langues étrangères,
§ aux spécialistes des technologies de l’information et de la communication
§ aux chercheurs en sciences psychologiques et pédagogiques
§ aux chercheurs en sciences du langage
souhaitant faire part de leurs travaux observationnels, expérimentaux ou spéculatifs concernant les liens entre connaissance du langage et didactique des langues.

En pratique
§ Toutes les communications seront présentées sous forme affichée, au cours d’une « session poster » poursuivie par un débat plénier sur les thématiques abordées.
§ Les auteurs sont priés de soumettre un abstract de 400 mots maximum au comité de lecture du colloque pour le 30 septembre au plus tard.
§ La soumission des communications se fait via l’application EasyChair, à partir de l’adresse :
https://easychair.org/conferences/?conf=tlhddl2015
§ Tous les détails opérationnels additionnels seront précisés dans la troisième circulaire, qui sera expédiée durant la deuxième quinzaine de septembre 2015.
§ La langue de contact principale est le français. L’anglais est accepté. Toute communication affichée devra être accompagnée de résumés (300 mots maximum) en anglais et en français. Ces résumés seront édités par le CIPA dans un « volume d’abstracts » offert aux participants.
§ Pour les personnes non-membres de l’Association SGAV, un droit d’inscription de 50 euros est demandé.

Organisation
Mis en œuvre à l’initiative de l’Association SGAV, le colloque – dernier portant le titre « colloque SGAV » – est co-organisé par l’Institut de Recherche en Sciences et Technologies du Langage de l’Université de Mons et le Centre International de Phonétique Appliquée (ASBL). Il bénéficie du soutien scientifique de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et de la collaboration de l’Université Autonome de Barcelone (UAB), de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ) et de l’Université de Zagreb (SZ).

Renseignements
http://portail.umons.ac.be/FR/universite/facultes/fpse/serviceseetr/sc_langage/Pages/Ev%C3%A9nementsscientifiques.aspx